Santé publique : cinq pays africains unissent leurs efforts à Dakar pour mieux exploiter les données de mortalité

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Dakar, Sénégal – Mieux connaître les causes de décès pour mieux orienter les politiques de santé. C’est l’ambition de l’atelier régional sur l’utilisation des données de mortalité à des fins décisionnelles en Afrique francophone, organisé du 22 au 24 juillet 2026 à Dakar par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), à travers la Direction de la Planification, de la Recherche et des Statistiques (DPRS), avec l’appui de Vital Strategies et des partenaires du programme Data for Health (D4H).

Pendant trois jours, des représentants du Sénégal, du Maroc, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Rwanda ont partagé leurs expériences et renforcé leurs compétences afin de mieux exploiter les données de mortalité dans l’élaboration des politiques publiques.

Dans de nombreux pays africains, les données relatives aux décès demeurent encore incomplètes ou insuffisamment utilisées. Pourtant, elles constituent un indicateur essentiel pour identifier les principales causes de mortalité, suivre les tendances épidémiologiques, mesurer l’efficacité des interventions sanitaires et orienter les investissements vers les priorités les plus urgentes.

Les travaux ont porté sur l’analyse, l’interprétation et la valorisation des données de mortalité, mais aussi sur l’amélioration de la qualité des systèmes d’état civil et des statistiques vitales (CRVS). Les participants ont également élaboré des plans d’action nationaux destinés à intégrer durablement l’utilisation des données probantes dans les processus de planification et de prise de décision.

Au-delà du renforcement des capacités techniques, cette rencontre a consolidé la coopération entre plusieurs pays africains francophones. Le partage des bonnes pratiques et des expériences nationales devrait favoriser l’émergence de systèmes d’information sanitaire plus performants et plus harmonisés.

À l’heure où les pays africains sont confrontés à une double charge de maladies transmissibles et non transmissibles, disposer de données fiables est devenu un impératif. Une meilleure connaissance des causes de décès permet non seulement de cibler les interventions, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources, d’améliorer la prévention et, in fine, de sauver davantage de vies.

En accueillant cette rencontre régionale, le Sénégal réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance sanitaire fondée sur les données probantes et contribue à renforcer une dynamique continentale visant à placer l’information de qualité au cœur des décisions de santé publique.

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