Le mariage des mineures et les mutilations génitales féminines (MGF) sont des facteurs clés à l’origine de complications lors de l’accouchement.
M. Habteab Tesfatsion, administrateur de la région Sud, a appelé les institutions gouvernementales, en particulier les administrations locales, à prendre des mesures pour prévenir la mortalité maternelle et infantile et éliminer les pratiques néfastes affectant la santé des femmes.
Dans son discours prononcé lors d’un atelier organisé le 9 avril à Mendefera, M. Habteab a souligné l’importance de la collaboration entre toutes les instances gouvernementales pour lutter contre les pratiques contribuant à la mortalité maternelle et infantile. Il a affirmé que le mariage des mineures et les mutilations génitales féminines (MGF) sont des facteurs majeurs de complications pendant l’accouchement, et a insisté sur la nécessité de mesures strictes pour éradiquer ces traditions néfastes.
M. Amanuel Mihreteab, directeur de la branche Santé de la région, a indiqué que l’objectif principal de l’atelier est de réduire à zéro la mortalité maternelle et infantile. Il a précisé que le non-recours aux examens médicaux pendant la grossesse et après l’accouchement, ainsi que les accouchements hors structures de santé, sont les principales causes de décès.
Il a également mis en avant le manque d’accès aux établissements de santé dans les zones reculées, ce qui constitue un défi majeur pour les femmes enceintes. Il a recommandé la mise en place de salles d’attente pour les futures mères dans tous les centres de santé.
De son côté, M. Asefaw Negasi, chef de l’unité de protection de la mère et de l’enfant, a déclaré que 60 % des accouchements ont désormais lieu dans des établissements de santé. Il a attribué cette amélioration aux campagnes de sensibilisation continues et à la construction de salles d’attente dans certains centres.
Enfin, M. Kalab Tesfasilassie, directeur général du département des services sociaux de la région, a souligné que la santé des mères et des enfants est une condition essentielle au bien-être social global. Il a réaffirmé que le mariage précoce et les MGF mettent en danger la vie des mères et a appelé à des mesures concrètes pour éliminer ces pratiques.


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