L’UA et ses partenaires, aux côtés du Président Hichilema, dévoilent le nouveau plan continental de lutte contre le choléra

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Le nouveau plan nécessite 231,7 millions de dollars pour les fournitures et la réponse, ainsi que 100 millions de dollars pour développer la production africaine de vaccins oraux contre le choléra.

Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont lancé, le 26 août à Lusaka (Zambie), un plan continental de préparation et de réponse contre le choléra, d’une durée de six mois (version 1.0), sous le leadership de Son Excellence le Président Hakainde Hichilema, Champion du choléra de l’Union africaine.

Le Président Hichilema s’est affirmé comme l’un des principaux porte-voix appelant les dirigeants politiques africains à jouer un rôle clé et à devenir des moteurs du changement. En juin 2025, il a mobilisé les chefs d’État africains pour qu’ils s’engagent à accélérer les investissements, renforcer la coordination transfrontalière et améliorer l’accès aux vaccins afin d’éliminer le choléra d’ici 2030. Cet engagement a conduit à l’élaboration du nouveau plan.

Le plan repose sur sept priorités : renforcement de la coordination, amélioration de la surveillance, expansion des capacités de laboratoire, gestion efficace des cas, interventions WASH (eau, assainissement et hygiène), vaccination et mobilisation communautaire. Il sera mis en œuvre par l’Équipe continentale de gestion des incidents pour le choléra (IMST), intégrée avec celle du Mpox (variole du singe), et co-dirigée par Africa CDC et l’OMS afin de garantir des réponses rapides et coordonnées, tout en mobilisant une expertise technique et un appui logistique.

Parallèlement, Africa CDC et l’OMS appuieront le Champion de l’UA contre le choléra dans la mise en place d’une Force opérationnelle continentale africaine pour la lutte contre le choléra. Cette structure réunira les États membres et les principaux partenaires pour s’aligner sur les objectifs mondiaux d’élimination du choléra à l’horizon 2030, créer des task forces présidentielles nationales et mobiliser des ressources, notamment en vaccins, pour accélérer l’élimination de la maladie sur le continent.

Africa CDC souligne que le choléra constitue un défi majeur de santé publique en Afrique, représentant 82 % des cas mondiaux et près de 94 % des décès liés au choléra. Entre septembre 2025 et février 2026, le continent devrait enregistrer plus de 200 000 cas de choléra et 6 020 décès — soit une hausse de 42 % des cas et une augmentation de 98 % des décès par rapport à 2024, si les interventions actuelles ne sont pas renforcées.

Le nouveau plan prévoit un financement de 231,7 millions de dollars pour les fournitures et les interventions, ainsi que 100 millions de dollars supplémentaires pour accroître la production africaine de vaccins oraux contre le choléra.

« Le lancement aujourd’hui du Plan continental de réponse aux flambées de choléra marque une étape majeure, un tournant dans la manière dont les dirigeants politiques s’impliquent aux côtés des experts techniques pour relever les défis de santé publique en Afrique », a déclaré Son Excellence le Dr Jean Kaseya, Directeur général de l’Africa CDC, lors de la cérémonie.

« Leur leadership, associé aux orientations techniques de l’Africa CDC et à la solidarité de nos partenaires, nous rapprochera d’un continent libéré des épidémies, débarrassé du choléra et résilient face aux menaces futures », a-t-il ajouté.

Dans la préface conjointe du plan, le Dr Kaseya et le Professeur Mohamed Yakub Janabi, Directeur régional de l’OMS-Afrique, ont souligné : « Nous avons appris que seule la solidarité, la responsabilité partagée et la collaboration régionale permettent de répondre efficacement à des urgences sanitaires complexes comme le choléra. »

« Pour répondre efficacement à cette épidémie, il est essentiel de s’appuyer sur le modèle éprouvé de l’Équipe continentale de gestion des incidents (IMST). L’IMST a démontré son efficacité dans la coordination des réponses multi-pays à la variole du singe grâce à son principe des ‘4-Un’ — une équipe, un plan, un budget et un cadre de suivi uniques — qui garantit la cohérence stratégique, l’efficacité opérationnelle et la responsabilité entre les États membres et les partenaires », ont-ils ajouté.

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