Les cancers féminins constituent un véritable problème de santé publique dans tous les pays du monde en particulier en Afrique où il représente un fardeau socio économique de plus en plus lourd. Parmi ces cancers, le cancer du sein et celui du col de l’utérus sont les plus fréquents et les plus meurtriers sur le continent.
Malgré les nombreux programmes de dépistage, une grande majorité des patientes atteintes de ces fléaux ne sont diagnostiquées qu’à des stades avancés de la maladie.
A se demander qui est finalement dépisté et qui ne l’est pas.
Encore une fois nous voici en octobre. Octobre Rose crieront-ils tous de par les ministères de la santé et les institutions sanitaires gouvernementales ou non.
Mais combien mettrons réellement en place des programmes efficaces de lutte contre ces cancers. Combien justifierons réellement les budgets qui leur seront alloués.
Et plus important encore combien de femmes, d’épouses, de sœurs, de mères, de filles, d’adolescentes, de grands mères … combien de pères, d’époux, de fils, de frère, d’adolescents, de grands pères… resteront ignorants face à la réalité de ces cancers; démunis face à l’apparition de ces cancers.
La sensibilisation et la détection précoce restent encore les seules armes efficaces pour réduire la mortalité de ces cancers.
La mortalité des cancers du sein et du col de l’utérus souligne les insuffisances des pays africains face à l’accès des populations surtout des femmes aux services de prévention primaire, secondaire et tertiaires des cancers du sein et du col de l’utérus.
Le plaidoyer devraient être axer cette année sur la gratuité de la prise en charge du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus dans les pays africains.
Dr KILANYOSSI Samira
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